Insulino-résistance et SOPK : quel lien ?
Le SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) est un trouble hormonal complexe qui touche environ 1 femme sur 10. Parmi les mécanismes clés impliqués, l’insulino-résistance joue un rôle central chez une grande partie des femmes concernées.
Comprendre ce lien, c’est déjà reprendre du pouvoir sur ses symptômes.
I - Qu’est-ce que l’insulino-résistance ?
Lorsque tu consommes des glucides (féculents, produits sucrés, sodas, jus etc), ta glycémie (taux de sucre dans le sang) augmente. Le pancréas sécrète en réponse une hormone, l’insuline, ayant pour rôle de réguler ta glycémie. Dans le cadre du SOPK, la résistance à l’insuline engendre une moins bonne entrée de l’insuline dans les cellules.
—> Ta glycémie reste donc élevée et l’insuline n’étant pas utilisée correctement s’accumule dans ton sang de manière chronique.
II - Est-ce systématique en cas de SOPK ?
C’est une idée très répandue, mais non : toutes les femmes atteintes de SOPK ne présentent pas forcément une insulino-résistance.
Le SOPK est ce que l’on appelle un syndrome, c’est-à-dire un ensemble de symptômes pouvant avoir des mécanismes différents selon les femmes. L’insulino-résistance est fréquente, mais elle n’est ni systématique, ni obligatoire pour poser le diagnostic.
Certaines femmes présentent une insulino-résistance marquée, d’autres beaucoup moins, voire pas du tout. Il est également important de noter qu’elle peut être présente :
avec ou sans surpoids
parfois de façon silencieuse, sans anomalies visibles à jeun
—> D’où l’importance d’avoir une prise en charge personnalisée, le SOPK ne s’exprime pas de la même manière chez toutes les femmes concernées.
III - Quel est le lien entre l’insuline et le SOPK ?
L’accumulation d’insuline de manière chronique va malheureusement participer au dérèglement hormonal avec le mécanisme suivant :
Insuline élevée —> stimulation des ovaires —> augmentation de la production d’androgènes (dont la testostérone) —> perturbation de la maturation folliculaire —> ovulation irrégulière ou absente —> cycles irréguliers.
Concrètement, la résistance à l’insuline vient augmenter la production d’hormones androgènes qui est à l’origine des symptômes du SOPK. En parallèle, certains symptômes sont plutôt spécifiques à l’insulino-résistance :
Fatigue
Prise de poids ou difficulté à en perdre
Envies sucrées
IV - Comment savoir si tu es concernée ?
Les signes évocateurs
L’insulino-résistance peut parfois être difficile à repérer, car elle n’entraîne pas toujours de symptômes très marqués, surtout au début. Certaines femmes peuvent la présenter sans le savoir, tandis que d’autres ressentent des signes plus évocateurs au quotidien.
Sur le plan clinique, plusieurs signaux peuvent mettre la puce à l’oreille, notamment lorsqu’ils sont associés entre eux :
une fatigue importante ou un coup de barre après les repas
des fringales fréquentes, en particulier pour les aliments sucrés
une prise de poids ou des difficultés à en perdre malgré des efforts
Cependant, ces signes ne suffisent pas à poser un diagnostic à eux seuls.
Les examens
Pour aller plus loin, des examens biologiques peuvent être proposés afin d’évaluer la sensibilité à l’insuline :
glycémie et insuline à jeun
calcul de l’indice HOMA
test d’hyperglycémie provoquée orale (HGPO), dans certains cas
—> Il est important de rappeler que des résultats « normaux » à jeun n’excluent pas toujours une insulino-résistance. D’où l’intérêt d’une interprétation globale, tenant compte des symptômes, du contexte hormonal et du mode de vie.
V - Comment agir ?
La bonne nouvelle, c’est que l’insulino-résistance n’est pas une fatalité. Lorsqu’elle est présente, il existe des leviers concrets pour améliorer la sensibilité à l’insuline et, par ricochet, agir positivement sur les symptômes du SOPK.
L’objectif n’est pas de viser la perfection, mais de mettre en place des ajustements progressifs, adaptés à ton quotidien et à ton profil.
1. L’alimentation comme levier central
L’alimentation joue un rôle majeur dans la régulation de l’insuline. L’idée n’est pas de « manger moins » ou de supprimer des groupes d’aliments, mais de limiter les variations brutales de la glycémie.
Concrètement, cela passe par :
Équilibrer les assiettes (féculents + protéines + légumes + matières grasses)
Favoriser les féculents complets (céréales complètes, légumineuses)
Intégrer un petit-déjeuner protéiné (salé ou sucré)
Faire des collations adaptées entre les repas (si faim)
Consommer du vinaigre ou de la cannelle (pour réguler la glycémie)
Ne pas consommer d’aliments sucrés isolés (par exemple, associer fruit + yaourt ou fruit + noisettes)
Pour le dîner, privilégier les légumes par rapport aux féculents (sans forcément les supprimer totalement)
—> Les glucides ne sont pas l’ennemi : ce sont leur qualité, leur quantité et leur contexte de consommation qui font la différence.
2. L’activité physique
L’activité physique est un outil puissant pour améliorer la sensibilité à l’insuline, indépendamment de toute perte de poids. Le muscle étant un grand consommateur de glucose, bouger régulièrement permet :
une meilleure utilisation du glucose par les cellules
une diminution des taux d’insuline circulants
Cependant tous les types de sport n’ont pas le même impact hormonal. Dans le cadre du SOPK, il est essentiel de varier l’intensité, tu peux donc combiner :
du renforcement musculaire
et des activités d’endurance (marche, course, vélo, natation…)
3. L’hygiène de vie globale
Le SOPK ne se résume pas à l’assiette.
Le sommeil, le stress et le rythme de vie influencent directement tes hormones, dont l’insuline. Un stress chronique ou un manque de sommeil peuvent entretenir l’insulino-résistance via une élévation du cortisol.
Travailler sur ces aspects fait pleinement partie de la prise en charge.
VI - Être bien accompagnée
Parce que chaque SOPK est unique, il n’existe pas de solution universelle.
Dans mes accompagnements, je propose une prise en charge personnalisée et progressive, qui prend en compte :
ton profil hormonal et métabolique
tes symptômes prioritaires
ton mode de vie, ton rapport à l’alimentation et tes contraintes du quotidien
L’objectif est de t’aider à :
améliorer ta sensibilité à l’insuline lorsque c’est nécessaire
apaiser les symptômes du SOPK
retrouver une relation plus sereine avec l’alimentation
avancer sans frustration, ni restriction inutile
Si tu souhaites en savoir plus ou être accompagnée, tu peux me contacter directement par mail ou directement ici !
Psst : une offre d’accompagnement spécifique dédiée au SOPK est actuellement en cours de construction. Elle sera bientôt détaillée ici.
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Où me retrouver ?
Je consulte actuellement tous les lundis au sein de Maison-Né Alésia (Paris 14), un réseau d’espaces de santé et de bien-être dédié à la femme et l’enfant. Tu peux également me retrouver en téléconsultation tous les lundis et mardis.
Enfin, je réalise actuellement le remplacement de Jade Dulieu, qui évoluera vers une collaboration à partir du mois de mai. Cette continuité permettra de t’assurer un accompagnement cohérent et durable au sein du cabinet.
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